Dans la Chaudronnée du printemps, les deux organisatrices Hélène (4) et Louise (563) nous conviaient, samedi, le neuf juin, à la découverte de l’Île Perrot. Un grand nombre a répondu à l’invitation. Plusieurs activités historiques et culturelles attendaient les participants, et ce, par une belle journée chaude et ensoleillée. Le but de cet écrit est de nous faire revivre cette journée mémorable vécue sur ce site enchanteur.

Le comité d’accueil constitué d’Hélène (4), Lise (366) et Angèle (130) nous recevait avec joie afin de nous remettre la documentation nécessaire pour l’assemblée générale ainsi que pour le déroulement de la journée.

Un délicieux petit déjeuner continental nous était offert. Tout en échangeant avec les cousines et les cousins, attendant parfois avec fébrilité les personnes que nous désirions revoir, nous étions confortablement attablés en sirotant notre café. Mines réjouies de renouer avec certains et de faire connaissance avec les nouveaux arrivants.

Puis, ce fut l’assemblée générale et le mot de bienvenue de notre Président Gaétan (2). Chaque comité fit un compte-rendu des activités de l’année. Par la suite, les membres furent invités à exposer leurs opinions subséquentes aux rapports, nécessitant un éclaircissement ou une précision, et ce, dans la plus chaleureuse cordialité. Et, la grande phrase jaillit : «Y a-t-il quelqu’un d’intéressé à organiser le rassemblement 2008 et où?». Plusieurs réponses fusèrent sur le lieu : Québec, Les Cantons de l’Est, croisière sur le Richelieu, dans les Îles de Sorel, et cætera… Des échanges suivent, considérant le pour et le contre de ces différents projets et l’assemblée laisse le CA à en faire le choix. Et, les conversations s’alimentent entre les membres et le conseil d’administration.

Après la réunion, nous sommes invités à nous rendre à la cafétéria du Centre Notre-Dame de Fatima pour se sustenter en vue d’entreprendre les visites qui nous attendent. Une petite marche descendante s’impose, et en peu de temps, tous sont réunis pour déguster un buffet froid, copieux et varié. Les échanges continuent et tous semblent heureux de fraterniser.

En attendant l’heure du départ pour la Pointe- du –Moulin, plusieurs se rendent à la ferme Quin afin de se ravitailler en produits du terroir, d’autres se promènent à la découverte de points d’attraction et quelques-uns font la « dolce vita » tout simplement assis sur la galerie du Centre.

Et, ce fut le branle-bas du départ pour le Parc historique de la Pointe-du-Moulin, certains utilisèrent le co-voiturage, les écologistes en seraient ravis. À l’arrivée au Centre d’interprétation, Diane (5) avait prévu, quelle sagesse, la nécessité de pourvoir les invités en bouteilles d’eau, geste délicat fort apprécié.

Nous avons été partagés en petits groupes, afin de faciliter l’observation des lieux et l’interaction des informations subséquentes. Tous ensemble prirent le chemin à la découverte des us et coutumes du 18e siècle, où nous attendaient les personnages et interprètes tout droit sortis de ce régime seigneurial.

Notre groupe se dirigea en premier vers le moulin à vent. Évidemment, le meunier nous attendait à l’extérieur. Après les salutations d’usage et les informations pertinentes à la vie de meunier, nous entrâmes à l’intérieur. En gravissant l’escalier étroit et abrupte, certains se demandaient comment les gens faisaient pour y grimper plusieurs fois par jour et nous arrivons là-haut. Regards étonnés pour plus d’un, inquisiteurs pour d’autres. Le guide nous explique le fonctionnement de la meule servant à moudre le grain. Tous sont attentifs et quelques-uns y vont de commentaires explicatifs, précisant la leçon du guide. Et nous redescendons satisfaits des renseignements reçus. Un p’tit coup d’œil au rez-de-chaussée exigu mais fonctionnel.

Nous remontons la pente et arrivons à la maison du meunier. Quel accueil chaleureux de la meunière! Dans une verve digne d’une grande comédienne, elle nous raconte sa vie de femme de meunier, nous montre avec fierté son jardin et nous épate pas ses propos à l’accent du temps. Quelle créature! Nous entrons dans la maison et, malheureusement, notre groupe a peu de temps pour visiter et admirer cette demeure ancestrale.

Nous redescendons à mi-chemin entre la maison et le moulin pour y entendre contes et légendes. Avant cette prestation, la meunière nous a bien fait rigoler de ses propos à l’égard de son homme. Femme et mari, les deux juchés sur leur chaise y vont de contes et de légendes. On improvise même, ce qui est fort intrigant et amusant. L’auditoire est médusé, malgré le «fou-rire» que provoquent souvent les mimiques et les gestes appropriés de la meunière. L’assistance est conquise.

Mais … avant le retour, on aperçoit ces deux compères écoutant religieusement un Maurice (2) enjoué, que leur raconte-t-il donc?

Après cet agréable parcours historique, tous se rendent à l’église Sainte-Jeanne-de-Chantal pour l’Eucharistie. Quelle vue magnifique, constatez par vous-mêmes, ces photos vous la décrivent.

A l’intérieur, magnifique église, noble, simple qui nous retourne aux sources.

Et, tel un conteur, M. le Curé Laurier Farmer nous relate avec brio l’historique de l’église Sainte-Jeanne-de-Chantal, construite entre 1753 et 1780. Ce fut un pur ravissement que de l’écouter. Maurice (2), au début et à la fin de la messe fait vibrer nos cœurs par sa prestation à l’orgue. Les grands classiques, sous ses doigts de musicien nous impressionnent toujours. Quel virtuose! Il a également accompagné Mme Marguerite Laverdière laquelle a animé et chanté à la messe. Elle a magnifiquement interprété les diverses pièces musicales pour la circonstance.

Après la célébration eucharistique, c’est le retour au Centre Notre-Dame de Fatima, où nous étaient servis cocktail et bouchées dignes de l’événement. A ce moment, Monsieur Bruno Laplante, maire suppléant, nous a adressé la parole, nous disant son honneur et sa fierté que l’Association des Familles Lauzon d’Amérique ait choisi l’Île Perrot pour son 16ième rassemblement. Le repas fut apprécié des fines bouches et le vin servi fut dégusté dans la bonne humeur. Une musique d’ambiance choisie avec soin par notre 1ère vice-présidente Louise,(563) agrémentait cette agape. Nous avons pu converser avec nos voisines et voisins sans hausser la voix, grâce à ce choix musical judicieux, merci Louise.

À la fin du repas, il y eut tirage de divers prix :produits exclusifs de la Ferme Quin, ainsi qu’un exemplaire du livre : «À chacun son histoire, Adéodat Lauzon et Jeanne Perron», gracieuseté de son auteur Danielle Clément Aubin (889).

Pour clore cette magnifique journée, Monsieur Pierre Marchand, historien et président du Centre d’histoire de la Presqu’île, nous a entretenus avec compétence sur l’origine de la région ainsi que sur les tenants et aboutissants du fondateur, des associés et des colonisateurs. Monsieur Brazeau complétait cet exposé par un diaporama explicatif.

Pour conclure cette rétrospective, nous tenons à remercier et féliciter chaleureusement Hélène (4) et Louise (563) qui nous ont si bien concocté cette journée. Ces ambassadrices ont réussi un exploit en harmonisant l’histoire, la culture, la beauté des lieux et la bonne bouffe.

Tous, nous avons vécu de belles et vibrantes retrouvailles à l’Île Perrot.

Au prochain rassemblement!

Denise Lauzon-Gendreau (47) 2ème vice-présidente